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Lucienne 

ma mère
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.VARIATIONS DU NOM:  Tibau, Tibault, Thibault..
 

 
Notes biographiques sur l'ancêtre et sa famille
 

La France du 17ième siècle a produit plusieurs familles dont le patronyme était Thibault. Pas moins d'onze émigrants de ce nom,  partant de régions variées,  sont venus tenter leur chance au Canada.  Avaient-ils un ancêtre commun? C'est un mystère que je laisse à d'autres  le plaisir de résoudre. En revanche, j'aimerais vous raconter un peu l'histoire de mon ancêtre, Guillaume Thibault

Fils  de Nicolas Thibault, marchand de Rouenn1,  et Élizabeth Anseaumen2, Guillaume est né dans cette ville normande de Seine-Maritime, vers 1618. Nous ne savons rien de son enfance sinon qu'il semble avoir reçu une certaine éducation, puisqu'il savait lire et écrire.  Nous ne lui connaissons aucune autre parenté en France.

Il se pourrait que notre ancêtre soit venu une première fois au Canada vers la fin des années 1630. En effet, les registres de Trois-rivières du 21 avril 1639 renferment un acte de baptême dont le parrain a pour nom, Guillaume Thibault. La filleule est une petite fille algonquine de 4 mois à laquelle on a donné le prénom de Marie. On ne peut affirmer qu'il s'agisse de notre Guillaume pas plus qu'on ne peut ignorer cette possibilité. Nous sommes aux débuts de l'histoire trifluvienne et les pionniers n'ont certes pas la vie facile, en plus du scorbut, qui a fait ses ravages, il y a la crainte constante d'attaques iroquoises.. Plusieurs engagés décident de retourner en France au terme de leur contrat. Certes si le Guillaume mentionné içi est est notre ancêtre, nous savons qu'il ne fut pas de ceux qui se sont établis en Nouvelle-France, à cette époque.

De retour en France, Guillaume Thibault aurait pris résidence à La Rochellen3 et travaillé comme boulanger. C'est là qu'on le retrouve en avril 1643, chez le notaire Teuleron. Celui-ci rédige le contrat où Guillaume s'engage à venir travailler en Nouvelle-France, comme boulanger, pour une période de trois ans et un salaire de cent livres par année, dont soixante d'avance.  L'engageur, Antoine Cheffault de la Renardière4,  recrute des hommes de tous les métiers, pour le compte de la Compagnie des 100 Associés5, dont il est secrétaire. Il se charge aussi de transporter  les engagés sur  des navires de la dite  Compagnie.  En 1643, quatre de ces navires6 feront le  trajet "La Rochelle-Canada" et c'est sur l'un d'eux  que notre ancêtre s'embarquera vers le nouveau-monde en quittant pour toujours sa terre natale.

Nombre de Kilomètre jusqu'à Paris
Rouen: 132 km
La Rochelle: 472 km
Metz: 331 km
________________
Les quatre navires envoyés, en 1643, par la Compagnie des Cent Associés, sous le commandement de l'amiral Courpon:

La Magdelaine d'Olonne, 90 tonneaux,
parti de  La Rochelle après le 8 mai et arrivé à Québec à la mi-aout 1643. Armateur: Antoine Cheffault -- Capitaine: Jacques Jouet

La Marie de Dieppe, 85 tonneaux,
parti de La Rochelle après le 21 mai et arrivé à Québec à la mi-août 1643. Armateur: Antoine Cheffault -- Capitaine: Pierre Mestifeu .

Le Saint-François (de La Rochelle), 130 tonneaux, parti de La Rochelle après le 7 juin et arrivé à Québec à la mi-août.Armateur: Antoine
Cheffault --  Capitaine: Jean Barraud. 
 Tant qu'au quatrième navire, il s'est perdu en mer


Guillaume Thibault serait donc arrivé  à Québec vers la mi-août 1643. Comme la plupart des engagés, il dut sans doute s'occuper de travaux de défrichement, en plus de pratiquer son métier de boulanger.  Chez qui travaillait-t-il? Je n'ai malheureusement pu trouver ces détails.  Son contrat terminé, il choisit de s'établir définitivement au pays et c'est sur la Côte de Beaupré, à Château-Richer, que nous verrons naître les premières générations canadiennes de Thibault, descendants de Guillaume. Suivons maintenant les évènements à travers les actes notariés, les registres paroissiaux et les recensements etc..

1650  Première concession

Le 9 décembre 1650, Olivier Letardif et son épouse, Barbe Esmard, concèdent 6 arpents (de front) de terre à Guillaume Thibault. Cette concession, située à Château-Richer, était la deuxième au nord-est de la rivière du Sault-à-la-Puce, entre celles de Jean Cloutier et Pierre Lemieux8. Guillaume connaissait ce dernier depuis plusieurs années; ils avaient tous deux été engagés à La Rochelle, le même jour, et avaient sans doute fait la traversée pour le Canada sur le même navire.  Ce n'est donc pas par hasard que Pierre Lemieux avait choisi Guillaume Thibault comme parrain de son premier fils, nommé aussi Guillaume, le 8 novembre 1648, à Québec.
À noter que Guillaume Lemieux épousera plus tard Elizabeth Langlois, le 15 décembre 1669. Elle est la fille de mon ancêtre, Noel Langlois. Guillaume Lemieux et Elisabeth Langlois seront les parents d'Elisabeth Lemieux qui, en épousant Jacques Couillard-Després, deviendra l'ancêtre des familles Long du Nouveau-Brunswick.

1652- 1653  Contrats du notaire Audouard

Le 14 octobre 1652, notre ancêtre se rendait chez le notaire Audouart dit St-Germain, à Québec, pour  prêter une somme de 140 livres tournois à Isaac Letembre. Cette transaction semble indiquer que Guillaume Thibault vivait assez confortablement puisqu'il s'agissait d'un montant respectable pour l'époque. À noter que Guillaume Thibault est dit habitant "dud Québec" Audouart, no 206

Le 10 novembre 1652,  Guillaume Thibault fut l'un des témoins qui signèrent au contrat de mariage de Jean cochon et Madeleine Miville, à Québec. Les pères des époux, Jean Cochon et Pierre Miville, de même que le Sieur de Saint-Simon et l'époux lui-même, signèrent également l'acte. Jean Cochon, le fils, et son épouse demeuraient tout près des Thibault lors des recensements de 1667 et 1681.

Le 3 février 1653, Guillaume Thibault, habitant de la côte de Beaupré,  passe un marché avec le maître charpentier, Thomas Touchet. Ce dernier s'engage à lui construire une grange de 26 pi. de largeur par 45 pi. de longueur pour la somme de 220 livres tournois dont 50 livres tournois payables à Pâcques et le reste quand le travail sera complété.  Audouart no 221

1654 1655 

Bien qu'il soit au pays depuis plus de dix ans, notre ancêtre n'est pas encore marié. Il y a très peu de femmes célibataires dans la colonie à cette époque. Toutefois, Guillaume a fait la connaissance d'une jeune femme de 21 ans, du nom de Madeleine François (ou Lefrançois), arrivée depuis peu au pays, et des projets de mariage ont été proposés et acceptés.  Madeleine est née à Metz, en Lorraine, province voisine de l'Allemagne, et comme nous l'apprend son contrat de mariage  avec Guillaume Thibault, le 16 nov. 1654, elle est la fille de 'feu' Isaac François, escuyer et capitaine d'une compagnie de chevaux légers, entretenue pour le  service de sa Majesté, et de damoiselle Esther Pasquier (Paigne). Parmi les témoins qui ont signé le  contrat,  on note la présence d'Anne Gasnier, qui sera bientôt connue comme étant la protectrice des jeunes femmes dites 'filles du roi', qui arriveront au Canada dès 1663.

Avant l'arrivée des Filles du Roi, la colonie recruta, entre 1634-1663, quelques 200 filles dites 'filles à marier'. Contrairement aux filles du roi, ces dernières n'étaient pas à la charge du roi.  En 1654, l'année du contrat de mariage de Guillaume et Madeleine, la reine Anne d'Autriche, mère du future Louis XIV, se chargea, elle-même, d'envoyer une dizaine de filles de familles 'nobles'.  Madeleine François, fille à marier? très certainment.. Était-elle l'une des filles envoyées par la reine Anne? C'est tout à fait possible.

Partie du contrat de mariage de Guillaume Thibault et Madeleine François, dressé par le notaire Audouart de St-Germain, au Fort St-Louis de Québec, le 16 nov. 1654


On reconnait les     signatures de :


Guillaume Thibault,
De Lauzon,
Anne Gasnier,
François le Mercier,
Ruette D'Auteuil,
Claire Françoise Clement Du Vuault,
Jean Bourdon,
Et quelques autres..







C'est à la chapelle du Collège  de la Compagnie de Jésus, à Québec, le  11 janvier 1655, qu'a lieu le mariage de Guillaume Thibault et Madeleine François. L'abbé Jean Le Sueur de St-Sauveur, le premier prêtre séculier venu en Nouvelle-France,  bénit l'union, en  présence de messieurs Letardif, Bourdon, D'auteuil et Lauzon.

1655

Les années 1655 et 1656 sont  sans doute celles où les noms de Guillaume Thibault et Madeleine François  apparaissent le plus souvent aux registres paroissiaux de Québec et cela, bien qu'ils fussent résidents de Château-Richer. En effet, l'église de ce village n'ayant été construite qu'en 1658,  le prêtre venait souvent présider aux baptême ou mariages chez les colons, à Château-Richer. Les actes étaient alors inscrit aux registres de Québec.

Deux jours seulement après son mariage, le 13 janvier 1655, M-Madeleine François devenait marraine de M-Madeleine Prévost,  fille  de Martin  et Marie Olivier. Le parrain était Guillaume Couillard. Le mois  suivant, au 12 février,  M-Madeleine se rendait à la maison d'Olivier Letardif pour devenir marraine de Marie Françoise Plante, fille de Jean et Françoise Boucher. Le parrain était Jean Cochon, le jeune. 

Le 16 février 1655, Guillaume Thibault ondoyait Marie Cloutier, fille de son voisin Jean Cloutier. L'ondoiement, très fréquent à cette époque, était le baptême, sans prêtre, d'un enfant en danger de mort. On versait simplement de l'eau sur le front de l'enfant en disant:"Je te baptise, au nom du pere, du fils et du St-Esprit". Lorsque l'enfant survivait, on le baptisait officiellement à une date ultérieur. Ce fut le cas pour Marie Cloutier qui fut baptisée  le 25 mars 1655, par Paul Ragueneau, jésuite.

Le premier enfant de Guillaume et Madeleine fut une fille à qui on a donné le nom de Claire Françoise. Elle est née le 29 octobre 1655 et dut être ondoyée, quoique le registre ne mentionne pas qui se chargea de le faire.  Le 3 novembre 1655, Claire-Francoise fut officiellement baptisée dans le logis de ses parents. Son parrain a été Guillaume Couillard et sa marraine, ? D'auteuil. C'était une journée remplie d'émotion chez les Thibault, puisqu'en plus du baptême, on célébra, dans leur maison,  le mariage de Louis Bidon (Jobidon) et Marie Deligny.  Les voisins, Jean Cloutier et Toussaint Toupin, étaient présents au mariage. L'union fut bénie par Paul Ragueneau. Pour en savoir plus sur Claire-Françoise Thibault, cliquez içi

1656

L'année suivante, Guillaume Thibault fut parrain de Guillaume Letardif, baptisé le 30 janvier 1656. La marraine était Jeanne Abraham.  Le baptême eut lieu, à Château-Richer, chez les parents de l'enfant, Olivier Letardif et Barbe Esnar (Emard). Peu de temps après,  le 13 mars 1656, Marie-Madeleine Francois (dont on a écrit erronément le nom ' Marie Francoise') se rendait chez Louis Gasnier pour le  baptême de sa filleule, Elizabeth Meunier, fille de Mathurin et Françoise Fafart. L'enfant eut pour parrain, Toussaint Toupin. On voit par cet acte que M-Madeleine François connaissait déjà  Françoise Fafart. Cette dernière était la demie-soeur de François Fafard qui deviendra le second époux de notre ancêtre, M-Madeleine François, en 1696

1657 -

Jeanne-Marguerite Thibault, fille de Guillaume et Marie-Madeleine François, naît le 20 janvier 1657, sans doute chez ses parents, à Château-Richer. Elle y est ondoyée par Jean Cloutier, un voisin. Jeanne-Marguerite est baptisée officiellement par Joseph Poncet, prêtre, à Québec, le 18 mars suivant. Son parrain est Jean LeSueur de St-Sauveur, le prêtre qui avait  marié ses parents. La  marraine est Marguerite Bourdon.
Le 18 nov. 1657, Guillaume Thibault reçoit d'Olivier Letardif et son épouse, Barbe Émard, une concession de  36 pieds de long sur 20 pieds de large, située  près du moulin à farine et de la future église. Ses voisins seront Massé Gravel et Olivier Letardif. Guillaume s'engage à payer 18 sols de rente foncière aux Letardif, chaque année, à la St-Martin (11 nov.). Il doit aussi y bâtir une maison avant la fin de la deuxième année. Auber, no 43  Le 13 octobre 1660, l'ancêtre  recevra, toujours d'Olivier Letardif, une terre de 45 pieds de longueur sur 27 pieds de largeur, située  au devant de sa maison (construite sur l'emplacement concédé en 1657), "sur le grand chemin qui regarde le fleuve". Il devra  payer trois deniers de rente annuelle par pied de longueur, à la St-Martin. (notaire Claude Bouchard dit Dorval). Guillaume y fera un jardin.  En 1669, comme on verra plus loin, il vendra, puis reprendra ces concessions.  Voici la description de la maison tel que le montre le contrat de 1669:
 «une maison scise en laditte coste de Beaupré contenant cave, cuisine, chambre et grenier, circonstances et dépendances, bornés d'un costé le chemin qui monte à l'église du Chasteau Richer, d'autre costé David Estourneau, par devant sur le grand chemin et par derrière les terres appartenant aux héritiers du feu Sieur Olivier Letardif, avec ce qui reste de l'emplacement de la dite maison».  Gariépy, p 29
1658

Guillaume Thibault, fils de Guillaume et Madeleine François, naît (vers 1658).  Voir Guillaume

1659

Le 8 novembre 1659, Guillaume Thibault et M-Madeleine François vendent une terre de deux arpents de front sur le fleuve, à Jean Ouimet.(Contrat Auber). Cette terre située près de la rivière du Sault-à-la-Puce, est un détachement de la terre concédée à Guillaume thibault, en 1650. La famille Ouimet n'est pas restée très longtemps à Château-Richer  puisqu'on les retrouve plus tard à l'île d'Orléans (recensements 1667, 1681).   Guillaume a-t-il alors repris ces 2 arpents de Jean Ouimet?

1660

Peu de temps après l'ouverture de la paroisse de  Château-Richer, le 30 juillet 1662, on retrouve les marguillers Guillaume Thibault, Joseph-Macé Gravel et Jean Cauchon, qui, agissant au nom de la fabrique de Château-Richer,  louent une ferme à Jacques Vauquelin.  Les marguillers étaient choisis parmi les 'notables' du village.  Ils s'occupaient de l'administration des revenus de la paroisse, entre autres choses.

2 février 1660 -- Comme plusieurs de ses voisins, Guillaume Thibault est confirmé à Chateau-Richer. Il dit, là aussi, être natif de l'archevêché de Rouen.
François Thibault, fils de Guillaume et Madeleine, naît à Château-Richer
(vers 1660). On n'a pu retrouver son acte de baptême.

1661- 1665

Le 4 avril 1661, à Chateau-Richer, Guillaume Thibault est parrain de Guillaume Bellenger (sic), fils de François et Marie Guyon. La marraine est Marguerite Martin. François Bélanger deviendra Seigneur de Bonsecours, à l'Islet, le  1 juillet 1677.

Charles Tibault (sic), fils de Guillaume et M-Madeleine François est baptisé à Château-Richer, le 15 novemebre 1661. Son parrain est Charles Cloutier et sa marraine, Barbe Delphine Letardif. Thomas Morel, prêtre, baptise l'enfant.

Nicolas Thibault (sic), enfant de Guillaume et M-Madeleine François, nait le 30 mai 1663 et est baptisé le lendemain, à Château-Richer.  Son parrain est Pierre Morel et sa marraine, Madeleine Miville. Thomas Morel baptise l'enfant.

Anne Tibault, fille de Guillaume et Madeleine Lefrançois, nait le 12 juin 1665 et est baptisée le 14, à Château-Richer. Son parrain est Pierre Gasgnon et sa marraine, Margeurite Tavernier. Thomas Morel baptise l'enfant.

Le 16 novembre 1665, à Château-Richer, Guillaume Thibault et Jean Cochon sont témoins au mariage de Pierre Martelle, natif de Rouen, et Adrienne Delastre, native de Picardie. Thomas Morel bénit l'union.

Le 31 août 1666, à Château-Richer, Guillaume Thibault est parrain de Flavien Gasgnon, enfant de Mathurin et Françoise Godeau. Marie-Madeleine Gasgnon sert de marraine. Thomas Morel baptise l'enfant.

1666, 1667

Le recensement de 1666 révèle que Guillaume Thibault, 48 ans, est tailleur d'habit et boulanger. Il vit à Beaupré (i.e. la Côte de Beaupré, à Château-Richer) avec sa femme Madeleine Lefrancois, 33 ans, et leurs 7 enfants: Claire Francoise, 11 ans -- Jeanne-Marguerite, 9 ans -- Guillaume, 8 ans -- Francois, 5 ans -- Charles, 4 ans -- Nicolas, 3 ans -- Anne, 1 ans -- Ils ont un domestique, Robert Vaillancourt, qui dit être chaudronnier.

Au recensement de 1667, les Thibault possèdent 15 arpents de terre en valeur et 5 bestiaux. Robert Vaillancour est toujours domestique chez eux. Ils demeurent sur la terre située près de la rivière du Sault-à-la-Puce, à Château-Richer (l'endroit n'est pas spécifié au recensement) et ont pour voisins, David Estourneau et Zacharie Cloutier, père.

Le 31 août 1667, contrat d'obligation de Guillaume Thibault au banquier Joseph-Denis Ruette d'Auteuil à qui il doit une somme de 240 livres, remboursable à Pâques 1668 (notaire Pierre Duquet).

1668

Étienne  Thibeault, benjamin des enfants de Guillaume et Madeleine François, voit le jour à Château-Richer, le 6 décembre 1668, et est baptisé le lendemain par François Fillon, prêtre. Son parrain est Etienne Lessard et sa marraine, Marie Madeleine Chesnest La Garenne.

1669

Le 28 mars 1669, Guillaume vend à Mgr de Laval (ct Becquet), la maison construite sur la terre qui lui a été concédée en 1657, près de l'église. Il lui vend aussi l'emplacement obtenu le 13 octobre 1660, là où était le jardin. Le tout était vendu pour «... la somme de 600 livres tournois de principal et 15 livres pour épingles et pot de vin...» Gariépy, p 29. Il semble que Mgr de Laval lui  revendit le tout un peu plus tard car Nicolas Huot, qui en devint propriétaire avant décembre 1675, dit l'avoir acheté de Guillaume Thibault. Nicolas Huot, à son tour, vendait maison et jardin à François Sauvin, le 23 sept. 1676. À cette date, la maison comprenait, entre autre chose, une "chambre à feu avec four".. Cet emplacement semble donc être passé entre plusieurs mains et  si les Thibault l'ont habité, ça ne peut être que pour un court temps  puisque même avant la vente (1669) à Mgr de Laval, la famille Thibault vivait à la maison située  près de la Rivière du Sault-à-la-Puce (recensement 1667).

1670

Le 15 avril 1670 -- mariage de Claire-Francoise  Thibault -- à compléter

1671-1673

Le 4 février 1671, notre ancêtre est présent au mariage du veuf, Bertrand Chesnay. seigneur de Lottinville, et Elisabeth Auber; fille de Claude Auber, notaire royal de la côte de Beaupré. Le missionnaire, Fillon, bénit l'union, à l'église de Château-Richer. Je ne peux passer sous silence la fin tragique d'Elisabeth Auber. Devenue veuve de Bertrand Chesnay, en 1683, elle épousa J-B Louis Franquelin, l'année suivante. Plus tard, le couple décida d'aller vivre en France et c'est ainsi qu'à l'été 1693, Elisabeth, avec 4 des ses enfants Chesnay et  2 de ses enfants Franquelin, s'embarqua à bord du vaisseau 'Corossol', pour aller rejoindre son mari, déjà en France.  Le bâteau fit naufrage aux environs de Sept-Iles et tous les passagers périrent. Elisabeth était la soeur de Félix Aubert, qui avait épousé l'aînée des efants Thibault, Claire-Françoise, en  1670.

Le 11 septembre 1672, Guillaume Thibault est parrain de Gilles Masson, fils de Gilles et Jeanne-Marie Gauthier. Louise Racine sert de marraine . L'enfant est baptisé par M. Fillon, missionnaire, à Château-Richer.

Le 21 novembre 1672 -- mariage de Jeanne-Marguerite Thibault et Guillaume Boucher -- à compléter

Le 17 septembre 1673, Guillaume Thibault, père, est présent et signataire au contrat de mariage de Jean Maheu et Mathurine Bellanger, fille de François et Marie Guyon. Louis de Buade Frontenac est l'un de ceux qui ont signé ce contrat que le notaire Becquet a dressé. Le mariage religieux a lieu le lendemain, à Château-Richer.

À Noter: À partir de 1675, Guillaume Thibault, le fils, servira aussi de parrain ou témoin lors de baptêmes ou mariages. Alors que certains actes spécifient qu'il s'agit de Guillaume, le fils, d'autres ne donnent que le nom, Guillaume Thibault. En présence d'un doute tant qu'à l'identité du parrain ou témoin, je m'abstiendrai de faire mention de l'acte.

1681

Au recensement de 1681, les Thibault vivent toujours sur leur ferme de Château-Richer, près de la rivière du Sault-à-la-Puce; ils ont 20 arpents de terre sous cultivation, sept têtes de bétail et un fusil. Guillaume est  dit tailleur d'habit. Tous leurs enfants sont inscrits avec eux sauf les deux filles aînées, Claire-Francoise et Jeanne-marguerite, qui sont mariées. Leur fils cadet, Etienne, né après le dernier recensement, a maintenant 13 ans.

Le 10 novembre 1681 -- Mariage de Guillaume Thibault et Marie Guyon -- à compléter

1682--

Le 13 juin 1682, Francois Thibault, fils de Guillaume, achète 2 arpents de terre du capitaine Pierre Moisan et sa femme, Barbe Rotteau.  Le coût est de 1000 livres.

1684

Le 10 avril 1684 -- Mariage de Charles Thibault et Louise Guyon  -- à compléter

1685

Le 26 février 1685 -- Mariage d'Anne Thibault et Charles Cloutier  -- à compléter

12 septembre 1685  Inhumation de Charles Thibault, fils de Guillaume et Madeleine Francois et époux de Louise Guyon

Le 13 décembre 1685, Guillaume Thibault et Marie-Madeleine François cède une partie (un arpent et demi) du terrain situé près de la Rivière du Sault-à-la-Puce, à  leur fils Nicolas Thibault.(notaire Claude Auber). le 26 mai 1686, ce dernier leur  achète, pour le montant de 300 livres, un arpent et demi de front.

1686

Le 18 avril 1686, Guillaume Thibault s'engage à payer un montant de 600 livres à Louise Guyon, veuve de son fils Charles...(contrat Vachon).     il me manque les détails

Le 23 juillet 1686 -- Mariage de Nicolas Thibault et Marie-Francoise Boucher -- à compléter

Décès de Guillaume Thibault à Château-Richer,  le 21 août 1686, à l'âge de 69 ans. Ses fils François et Nicolas, de même que son gendre, Félix Auber, sont présents à l'inhumation. Le père Germain Morin est celui qui préside à cet acte qui conclu la vie de notre ancêtre.

1687

Le 7 avril 1687 -- Mariage de François Thibault et M-Anne Dupré -- à compléter

1691 

Les héritiers Thibault vendent leurs parts du terrain du Sault-à-là-Puce, soit 3 perches et 5 pieds, à leur frère, François Thibault. Celui-ci promet de partager équitablement la somme de 810 livres entre ses frères et soeurs. Le contract est signé à la maison de Guillaume Boucher, époux de Jeanne  Thibault. (contrat Jaoob)

A noter: Plus de 300 ans après le décès de Guillaume Thibault, la maison où il rendit l'âme, celle qui fut construite sur le terrain concédé en 1650, près de la Rivière du Sault-à-la-Puce, n'existe plus. Cependant, sur l'emplacement original de la concession, on peut encore voir quelques maisons, érigées dans les siècles qui suivirent. La plus ancienne de ces maisons, située au no. civique du 8480 avenue Royale, a été construite en 1760, par l'un des descendants de Guillaume. Il s'agit de la maison que l'on peut voir au début de  cette biographie.. cliquer içi

1693

Le 13 mars 1693, à Château-Richer, Marie-Madeleine François est marraine au baptême de sa petite-fille, Marie-Anne Thibault, fille de François et M-Anne Dupré. Le parrain a été Jean Cochon. Marie-Anne, qui ne vécut que 3 jours,  était jumelle de François qui lui, ne vécut qu'un peu plus de deux semaines.  Charles Amador Martin les avait baptisés.

1696

À une date indéterminée, Marie-Madeleine Lefrançois vendait une charrue (?) pour la somme de 5 livres, à la fabrique de Sainte-Anne  Pas d'autres détails

Que devint Madeliene François, après la mort de son époux?.. Elle a probablement vécu chez l'un de ses enfants jusqu'au jour où elle fit la connaissance de François Fafard, lui aussi veuf et père de sept enfants. Il demeurait cependant à Batiscan, près de Trois-Rivières. Comme sa demie-soeur, Françoise Fafard, était alors résidente de la côte de Beaupré, il est probable que c'est en allant la visiter que François Fafard rencontra Madeleine François.. Quoi qu'il en soit, ils décidèrent de s'épouser et c'est ainsi que notre ancêtre, Madeleine, laissant toute sa famille sur la côte de Beaupré, s'en alla vivre à Batiscan, avec son nouvel époux. Après l'obtention de trois bans de mariage par M. Montigny, grand vicaire, le mariage avait été célébré le 8 avril 1696, à Château-Richer, en présence de Charles Cloutier, Louis Charié, Jean Navers, Antoine Toupin. Le curé G. Gaultier avait présidé à la cérémonie.

La veille de son mariage, soit le 7 avril 1696, Marie-Madeleine François avait fait  l'inventaire de ses biens dont voici la liste:  des ustensiles de cuisine,  une garde-robe, des 'réserves' de blé, de pois, d'avoine, une paire de boeufs, une vache, un taureau, le tout estimé à une valeur de 570 livres, 16 sols, 15 deniers. (Jacob)
 
C'est à Batiscan, le  23 mars 1707, que Marie-Madeleine François (Lefrançois) rendit l'âme. Son veuf, François Fafard, devait contracter un troisième et dernier mariage avec Jeanne Guillet Lajeunesse, le 23 juin 1711.

Les descendants de Guillaume Thibault et Marie-Madeliene François, très nombreux au Québec, se trouvent aussi ailleurs au Canada et aux États-Unis. Je suis descendante de leur fils, Francois, qui a épousé Marie-Anne Dupré, le  7 avril 1687, à Québec.
Noella Reid, mai 2004
 

Notes variées --  En construction.. ça s'en vient

n1 -  Au 17ième siècle, Rouen, avec une population de 75, 000 habitants, est la seconde ville de France.
Une visite virtuelle à Rouen nous est offerte sur le site (externe) suivant. Cliquez

n2 -  Aussi appelée Isabeau Anthiome
n3 -  La Rochelle, en Charente-Maritime,  est le port d'où partit le plus grand nombre de voyageurs  pour le Canada. Il est vrai qu'on y venait de partout.
n4 - 
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8 - Comme Guillaume Thibault, Pierre Lemieux était natif de Rouen. Ce dernière était venue une première fois  au Canada, en 1638, pour travailler comme maître-valet de la Cie des Cent Associés. Nous avons vu plus haut qu'il y avait raison de croire que Guillaume était lui aussi au Canada vers ce même temps. Alors, on peut se demander s'ils se connaissaient avant ce jour d'engagement d'avril 1643 et  peut-être même depuis  Rouen.


GÉNÉRATIONS
[1-Guillaume] [2-François] [3-François] [4-Amable] [5-Hubert] [6-Eustache] [7-Gustave] [tableau]

 
1ÈRE GÉNÉRATION.

LES ENFANTS DE GUILLAUME THIBAULT ET MADELEINE FRANÇOIS SONT:
(mariés le 11 janvier 1655, à Québec)

A noter....... Le deuxieme époux de Madeleine Francois, Francois Fafard, était veuf de Marie Richard. Le couple Fafard-Richard fait partie des ancêtres d'Alcide Reid, mon grand-père paternel.


 
2ÈME GÉNÉRATION

LES ENFANTS DE FRANÇOIS THIBAULT ET M-ANNE DUPRÉ SONT:
(mariés le 7 avril 1687, à Québec)


 
3ÈME GÉNÉRATION.

LA FAMILLE DE FRANÇOIS THIBEAULT ET MADELEINE POULIN
(mariés le 16 juin 1724)

Voici quelques documents les concernant:

Inventaire des Insinuations de la Prévoté de Québec conservé aux archives de la Province de Québec
16 juin 1724—Quiniart, vol 4 p. 377-- M-Madeleine Poulin et François Thibault, mariage
.
Le Parchemin
 

.
8 Février 1755 (Qc) Crespin, A. (1751-1782) 
Donation de la moitié d'une terre située en la paroisse du Chateau Richer; par François Thibaut, de la paroisse du Chateau Richer, à François Thibaut, son fils 
Doc #: 17550208PA002472

8 Février 1755 (Qc) Crespin, A. (1751-1782) 
Testament de Marie-Madeleine Poulin, épouse actuelle de François Thibaut, de la seigneurie de Beaupré et paroisse du Chateau Richer
 Doc #: 17550208PA002473

26 Juillet 1755 (Qc) Crespin, A. (1751-1782) 
Observation: Acte endommagé.
Inventaire des biens de la communauté de François Thibaut, veuf de Madeleine Poulin, de la paroisse du Chateau Richer, seigneurie de Beaupré 
Doc #: 17550726PA002573

3 Août 1755 (Qc) Crespin, A. (1751-1782)
Obligation de François Thibaut, de la paroisse du Chateau Richer, à Louis Michel et Hélène Gagnon, son épouse, de la paroisse du Chateau Richer
Doc #: 17550803PA002576 

5 Août 1755 (Qc) Crespin, A. (1751-1782) 
Vente de terre située en la paroisse du Chateau Richer; par Joseph Gravelle et Angélique Thibaut, son épouse, de la paroisse du Chateau Richer, à François Thibaut, de la paroisse du Chateau Richer 
Doc #: 17550805PA002577

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LES ENFANTS DE FRANÇOIS (Fr-Xavier) THIBAULT ET MADELEINE POULIN SONT:

Note: Il y eut une Marie Thibault, née et baptisée le 6 avril 1725 et ça ne peut être que Marie-Anne ou Marie-Françoise. PRDH croit qu'il s'agit de Marie-Françoise mais je n'ai pas pu en trouver la preuve.  L'autre serait née en 1727, 1730, ou 1732, les seules dates possibles pour le baptême de la seconde Marie. Comme Marie-Anne est décédée à l'âge d'environ 84 ans, en 1805, j'aurais tendance à croire que c'était l'aînée des enfants de François et Madeleine Poulin et donc celle qui est née en avril 1725.
 

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