Et l'histoire continue..... 

Guillaume Sire-- Né à Beaubassin vers 1679, il est le fils de Pierre et de Marie Bourgeois.  Vers 1707, il se marie à Marguerite Bourg âgée de 17 ans, fille de Michel et d'Élizabeth Mélançon.

Avant son mariage, il a connu drame et misères.  Les Anglais, venus de Boston, multiplient les attaques et pourchassent les Acadiens.  C'est dans ce climat de guerre que Guillaume épouse Marguerite.  En 1713, par le traité d'Utrecht, la France cède l'Acadie à l'Angleterre ; la guerre est finie.  À Beaubassin, on compte 59 familles dont celle de Guillaume Sire.  Il a trois fils,  Michel, Jean et Pierre.  Sa mère, veuve de Pierre Sire, puis de Germain Girouard, vit sous son toit.

Guillaume n'a pas joué de rôle marquant à son époque.  On ne le retrouve pas dans les documents d'archives.  Cependant il aura  sept autres enfants entre 1717 et 1730.  Il meurt en 1744, trois ans après sa mère.

Marguerite lui ayant survécu, elle jouera un rôle capital dans le regroupement de la famille suite à la déportation.  Elle  mourut à Miquelon en 1770.

Leurs enfants :

1.  Michel, né en 1708 à Beaubassin, marié en 1729 à Madeleine Bourgeois, décédé en 1767.
2.  Jean, né en 1709 à Beaubassin, marié en 1733 à Anne Bourgeois, décédé en 1779 à La Rochelle.
3.  Pierre, né en 1711 à Beaubassin, marié en 1739 à Madeleine Poirier, décédé en France en 1778.
4.  Marie, née en 1717 à Beaubassin, mariée en 1735 à Joseph Bourgeois.
5.  Paul, né à Beaubassin, marié en 1743 à M.J. Richard, décédé à Miquelon en 177?.
6.  Anne, née en 1720, mariée en 1743 à Magloire Hébert, décédée à La Rochelle en 178?.
7.  Marguerite, née en 1722 à Beaubassin, mariée en 1740 à Claude poirier.
8.  Madeleine, née en 1727 à Beaubassin, mariée en 1746 à Pierre Vigneault, décédée à La Rochelle en 1779.
9.  Rose, née en 1730 à Beaubassin, mariée en 1752 à Jacques Vigneault, décédée à La Rochelle en 1779.

Recensement de mai 1767, à Miquelon


 
Jean Sire--Deuxième enfant de Guillaume, vivra dans un climat d'interminables conflits .  Né vers 1709, il a 4 ans à la signature du traité d'Utrecht.  L'Angleterre exige le serment d'allégeance de la part des Acadiens ; ceux-ci veulent rester fidèles à la France.  En 1733, il est convenu que les Acadiens prêteront le serment d'allégeance tout en restant neutres en cas de conflit avec la France.  Ils n'auront pas à prendre les armes contre d'autres Français.  Jean a 24 ans et il épouse Anne Bourgeois, une cousine au troisième degré. Voir ce document

Quatre enfants vont naître dans les dix prochaines années : Jean, Anne, Joseph et Amand.  De nouvelles hostilités éclatent entre la France et l'Angleterre.  Pendant que certains Acadiens quittent la péninsule vers l'île St-Jean (Île du Prince-Edouard) ou sur des terres de l'actuel Nouveau-Brunswick, Jean choisit de rester à Beaubassin.

En 1750, les Anglais décident d'occuper Beaubassin.  Les Acadiens, aidés par les troupes françaises de fort Beauséjour, face à Beaubassin, résistent tant bien que mal et c'est la défaite anglaise.  Beaubassin est incendiée la même année par les indiens Micmac.  À leur retour à l'automne, les Anglais en profiteront pour construire le fort Lawrence.

À cause de la destruction des archives de cette période, nul ne sait ce qu'il advint de Jean, Anne et leurs enfants entre l'incendie de Beaubassin et la  déportation cinq ans plus tard.

Les enfants :

1.  Jean, né en 1736 à Beaubassin, marié en 1771 à Marguerite Dugas.
2.  Anne, née en 1737 à Beaubassin, mariée en 1758 à Ambroise Babin, décédée à Bonaventure en 1809.
3.  Joseph, né en 1740 à Beaubassin, marié en 1762 à Josephte Hébert.
4.  Amand, né en 1743 à Beaubassin, marié en 1771 à Louise Boudrot, décédé en 1810 à Cascapédia.
5.  Rose, née en 1746 à Beaubassin, mariée en 1764 à Jean Hébert, décédée à Bonaventure en 1827.
6.  Marie, née en 1750 à Beaubassin, mariée en 1767 à Pierre Arsenault.
7.  François, né en 1754 à Beaubassin, marié en 1781 à Rose Boudrot, décédé à Cascapédia en 1842.

Notes complémentaires

Recensement de mai 1767, à Miquelon

Migration de 1767
(Sur des listes d' habitants de St-Pierre et Miquelon émigrés  pour la France en 1767, sur divers 'bateaux'). Source: Poirier, Michel, Les Acadiens aux Iles Saint-Pierre et Miquelon, 1758-1828, Les Editions d'Acadie, 1984, p 219-239

Sur le Senault Particulier 'Le St-Jacques' : Recensement de 1776, à Miquelon LA Rochelle 1778-- Paquebot 'Le Bethsy'
Passagers provenant du paquebot anglais 'Le Bethsy', cap. John Holledy, arrivé des Iles St-Pierre et Miquelon le 20 nov. 1778, en étant parti le 27 oct. 1778. Source des notes complémentaires  Les Acadiens aux Iles Saint-Pierre et Miquelon, 1758-1828, Michel Poirier, édition d'Acadie 1984, 528p
 
 
Avant de continuer la lignée directe de François jusqu'à  Wilfrid, ouvrons une parenthèse sur celle d'Amand Cyr qui était aussi l'ancêtre de Wilfrid, par sa mère, Élisabeth Cyr. 

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signature d'Amand Sire au mariage de son frère François en 1781
Amand Sire-Il  a  12 ans au moment du Grand Dérangement en 1755.  Avec François qui n'a qu'un an et ses sœurs Rose et Marie, il suit ses parents dans l'exil qui les mène à Savannah, en Georgie, puis à Charleston en Caroline du Sud.  Là, les Acadiens s'occupent à construire des embarcations qui les ramèneront à Beaubassin.  Ils entreprendront leur retour vers 1756, mais ils seront interceptés à Sandwich, dans la région de Boston.  Ils furent dispersés dans l'arrière pays et y resteront pendant 7 ans.

En 1763, on retrouve Amand et les siens sur un bateau qui les conduit à Miquelon.  Quatre ans plus tard, les Sire subissent une nouvelle déportation.  On reproche aux Acadiens de préférer l'agriculture à la pêche alors que les îles ont été conservées pour les droits de pêche.  Les Sire seront absents de Miquelon pendant un an.  Amand en profitera pour apprendre à écrire, son frère François aussi.

Puis il se marie le 13 novembre 1771 avec Louise Boudrot, fille de Jean, dit Micteau et de Françoise Arsenault.  Ils auront 11 enfants.  Trois naîtront à Miquelon avant que les Acadiens ne subissent une troisième déportation.  Les Anglais se vengent des Français qui soutiennent les Rebelles dans leurs colonies et chassent les Acadiens de l'archipel.  On retrouve ainsi la famille de Jean Sire et ses fils sur un voilier anglais, Le Bethsy, en route vers La Rochelle.  Ils y débarquent le 20 novembre 1778.  Au recensement de 1779 sur les familles acadiennes résidant à La Rochelle, Amand y est inscrit comme charpentier.

En 1783, il sera de retour à Miquelon.  On le retrouve copropriétaire d'une goélette avec François et un oncle, Claude Poirier.  Il vivra donc de pêche pendant les dix prochaines années.  Ayant eu vent d'un projet anglais de déporter à nouveau les habitants de l'archipel, Amand quittera Miquelon encore une fois pour s'établir définitivement à Cascapédia dans la baie des Chaleurs.  Il y arrive avec sa famille le 20 août 1793.  Son frère François l'accompagne.

Les deux frères prendront possession définitive en 1795.  Amand meurt le 6 septembre 1808.  Il aura vécu 15 ans à Cascapédia.

Les enfants :

1.  Anne, née à Miquelon en 1772, décédée en 1775 à Miquelon.
2.  Amand, né en 1774 à Miquelon, marié en 1804 à Héloïse Saindon, décédé en 1854 à Cascapédia.
3.  Louis, né en 1774 à Miquelon, décédé en 1777 à Miquelon.
4.  Jean, né à La Rochelle en 1779, décédé à La Rochelle en 1779.
5.  Simon, né en 1781 à La Rochelle.
6.  Émilie, née en 1786 à Miquelon, mariée en 1835 à Hilaire Poirier, décédée en 1847 à Bonaventure.
7.  Louise, née en 1788 à Miquelon.
8.  Gratienne, née en 1790 à Miquelon, décédée à New-Richmond en 1874.
9.  Sophie, née en 1793 à Cascapédia, mariée en 1811 à Florent Leblanc, décédée à Cascapédia en 1874.
10. Françoise, née à Cascapédia, mariée en 1825 à F. Eugène Pothier.
11. Désiré, né en 1797.

Notes complémentaires

Migration de 1767
(Sur des listes d' habitants de St-Pierre et Miquelon émigrés  pour la France en 1767, sur divers 'bateaux'). Source: Poirier, Michel, Les Acadiens aux Iles Saint-Pierre et Miquelon, 1758-1828, Les Editions d'Acadie, 1984, p. 219-239

Sur le rôle de la goélette particulière 'la Louise' on retrouve:

Recensement de 1776, à Miquelon LA Rochelle 1778-- Paquebot 'Le Bethsy'
Passagers provenant du paquebot anglais 'Le Bethsy', cap. John Holledy, arrivé des Iles St-Pierre et Miquelon le 20 nov. 1778, en étant parti le 27 oct. 1778. Recensement de Miquelon 1785 Source des notes complémentaires: Les Acadiens aux Iles Saint-Pierre et Miquelon, 1758-1828, Michel Poirier, édition d'Acadie 1984, 528p
 
 
Reprenons la lignée directe jusqu'à Wilfrid


signature de François Sire à son mariage avec Rosalie Boudrot, le 24/1/1781

François Sire Né en 1753 à Beaubassin, fils de Jean et d'Anne Bourgeois, François n'a que deux ans au moment de la Déportation.  Son histoire est une copie de celle d'Amand, son frère aîné.  Les deux frères sont très attachés et on les retrouve toujours au même endroit, subissant les mêmes déportations ou les mêmes déplacements.

On les retrouve à La Rochelle où leurs parents, Jean et Anne trouveront la mort, sans doute victime d'une épidémie en février 1779.  C'est aussi à La Rochelle que François épouse, le 4 janvier 1781, Rosalie Boudrot, née à l'île Royale et fille de Jean et de Françoise Arsenault.  Les deux frères ont donc épousé les deux sœurs.    Ils auront 11 enfants également. Voir ce document (mariage)

Tout indique que François avait un caractère fort, hanté par la rage de vivre.  Au recensement de La Rochelle, tout comme son frère Amand, il est inscrit comme charpentier.  On a déjà vu qu'il est copropriétaire d'une goélette à son retour à Miquelon.  Le roi lui a accordé un brevet de capitaine le 1er mars 1788.  Il est le maître à bord.  Le travail en mer occupe presque tout son temps et il est souvent absent de la maison.  Cela n'empêche pas l'agrandissement de la famille.  Son premier fils naîtra en 1785.

En quittant Miquelon avec Amand pour Cascapédia, ils ont emmené avec eux la famille de leur jeune sœur Rose.  François, tout en cultivant la terre, continue son travail sur la goélette avec l'aide de ses cinq fils.  Rosalie meurt la première le 12 janvier 1835.  François s'éteint le 21 mars 1842 à l'âge de 88 ans.

Les enfants :

1.  François, né en 1781 à La Rochelle, décédé en 1781 à La Rochelle.
2.  Julie, née en 1782 à La Rochelle, mariée à Joseph Guité, décédée en 1865 à Maria.
3.  Étienne, né en 1785 à Miquelon, décédé à Cascapédia en 181?.
4.  Benjamin, né en 1787 à Miquelon, marié à Marguerite Leblanc en 1813, décédé en 1847 à Maria.
5.  Louis, né en 1789 à Miquelon, marié en 1819 à Madeleine Poirier, décédé en 1876 à Maria.
6.  Edouard, né en 1791 à Miquelon, marié à Théotiste Dugas, décédé en 1880 à Maria.
7.  Rose, née en 1792 à Cascapédia, mariée en 1818 à Joseph Leblanc, décédée en 1876 à Maria.
8.  Jean, né en 1795 à Cascapédia, marié en 1822 à Élizabeth Leblanc, décédé en 1863 à New-Richmond.
9.  Joseph, né en 1797 à Cascapédia, marié en 1821 à Séraphine ?,décédé en 1885 à Cascapédia.
10. Félix, né en 1800 à Cascapédia, décédé en 1800 à Cascapédia.
11. Constant, né en 1800 à Cascapédia, décédé en 1800 à Cascapédia.
12. Louise-Olive, né en 1801 à Cascapédia, mariée en 1822 à David Leblanc, décédée en 1876 à New-Richmond.

Recensement de Miquelon 1785 .

François Sire, 31 ans, sa femme, Rosalie Boudrot, 30 ans, leurs enfants, Julie, 3 ans et Étienne, 2 mois.
Observation: François Sire est pêcheur et charpentier. Il est commandant d'un navire qui a fait la pêche sur les bancs et dans lequel il est intéressé d'1/4. Il a un jardin. Source: Poirier, Michel, Les Acadiens aux Iles Saint-Pierre et Miquelon, 1758-1828, Les Editions d'Acadie, 1984, p. 370

À noter:
  Ils se sont établis plus tard à Cascapédia, baie des chaleurs, Québec. 

Joseph Cyr Né le 11 septembre 1797 à Cascapédia, il est le fils de François Sire et de Rosalie Boudrot.  Il se maria le 8 janvier 1822 à Séraphine Leblanc, fille de Jean-Baptiste et de Marguerite Cormier.  Ils eurent 5 fils et 5 filles.  Établi à New-Richmond (nom actuel de Cascapédia depuis les années 1830) il a hérité d'une partie importante des terres de son père.

Les enfants:

1.  Louis, né en 1822 à Cascapédia, marié en 1848 à Osine Lepage, décédé en 1896 à Caplan.
2.  Camille, né en 1824 à Cascapédia, marié à Marie-Ange Poirier en 1856, décédé en 1897 à New-Richmond.
3.  Virginie, née en 1825 à Cascapédia, mariée en 1848 à Charles Babin.
4.  Joseph, né en 1828 à Cascapédia, marié en 1857 à Marguerite Leblanc, décédé en 1906 à New-Richmond.
5.  Julie, née en 1831 à New-Richmond, mariée en 1856 à Narcisse Boissonneault.
6.  Salomon, né en 1833 à New-Richmond, marié à Émilie Goulet, décédé en 1911 à New-Richmond.
7.  Anne, née en 1835 à New-Richmond, mariée en 1858 à Pasteur Lepage, décédée en 1911 à Bonaventure.
8.  Joséphine, née en 1839 à New-Richmond, mariée en 1866 à Alex. Babin, décédée en 1925 à Caplan.
9.  Isidore, né en 1842 à New-Richmond, marié en 1866 à Virginie Deslauriers.
10. Adélina, née en 1844 à New-Richmond, mariée en 1879 à Jacques Babin.
 

Camille CyrNé le 28 mars 1824 à Cascapédia, fils de Joseph et de Séraphine Leblanc.  Il épousa  le 8 janvier 1856 Marie-Ange Poirier, fille d'Ange Poirier et de Louise Morin (?).  Le mariage fut célébré à Bonaventure.  Camille mourut le 15 février 1897, tandis que Marie-Ange lui survécut jusqu'au 20 juin 1903.

Les enfants:

1.  Rose, née en 1857 à New-Richmond, décédée en 1897 à New-Richmond.
2.  Marcelin, né en 1859 à New-Richmond, marié en 1886, décédé en 1928 à New-Richmond.
3.  Octave, né en 1862 à New-Richmond, marié en 1929 à Lise Sabourin.
4.  Joseph, né en 1864 à New-Richmond.
5.  Charles, né en 1867 à New-Richmond, marié (1) en  1890 à Élizabeth Cyr, marié (2) à Marie-Anne Bernard, décédé en 1945 à New-Richmond.
 


Charles et Elisabeth Cyr, à New-Richmond

Charles Cyr  Né le 10 juillet 1867 à New-Richmond, il est le fils de Camille Cyr  et de Marie-Ange Poirier, fille d'Ange Poirier et de Louise Morin (?).  Il épouse, en première noce, Élizabeth Cyr, fille de François-Xavier et de Anne (dite Nancy) Cormier, le 17 février 1890.  Élizabeth est l'arrière-petite-fille d'Amand, frère de François alors que Charles est l'arrière- petit-fils de François.

Élizabeth est née aux Caps Noirs et Charles au lieu dit «Le Calvaire».  Ces deux endroits sont situés à New-Richmond.   Ils comptent parmi les premiers résidents du village de la Station où Charles va exercer le métier de barbier.

Sauf pour de rares pêcheurs ou forgerons, Charles compte parmi les premiers descendants d'Amand et de François à délaisser l'agriculture pour se consacrer à la pratique d'un métier autonome.

Charles avait une petite chèvre lorsqu'il était enfant.  Cette chèvre l'accompagnait partout et les autres le surnommait Cyr…….. (suivi du nom de la biquette).  Ce surnom lui est resté ainsi qu'à ses enfants qui n'aimaient pas beaucoup cela.  Plusieurs chicanes eurent lieu dans la cour de la petite école à cause de ce surnom.

Les enfants:


De gauche à droite: Wilfrid, Denise, Clarisse, Malcolm et Édouard

1.  Wilfrid, né en 1891 à New-Richmond, marié en 1914 à Irma Langlois, décédé en 1918 à Smooth Roch Falls, en Ontario.
2.  Denise, née en en 1892 à New-Richmond, mariée en 1925 à Arthur Leblanc, décédée en 1985 à New-Richmond.
3.  Clarisse, née en 1893 à New-Richmond, religieuse, décédée  en 1922 à Québec.
4.  Malcom, né en 1895 à New-Richmond, marié en 1917 à Hélène Cyr, décédé en 1962 à New-Richmond.
5.  Edouard, né en 1902 à New-Richmond, marié à Blanche Roy en 1927, décédé en 1941 à Malartic.

Source pour l'histoire des Cyr de Guillaume à Charles :  Roger Cyr, Entre cimes et racines. 1996.
 


Wilfrid Cyr et Irma Langlois

Wilfrid Cyr est né à new Richmond le 11 janvier 1891.  Il est l'aîné d'une famille de trois garçons et de deux filles.  On ne sait rien de son enfance, ni pourquoi on le retrouve peintre en bâtiment à Chicoutimi, travaillant pour la compagnie Price.  C'est là qu'il rencontre sa future épouse, Irma Langlois, fille de Joseph et d'Elmyre Bergeron.  Ils se marièrent le 1 juillet 1914 à Chicoutimi.

L'année suivante, le 3 mai 1915, naissait leur premier enfant, Benoît.  Il ne vécut que peu de temps ; il mourut le 8 juillet 1917 de la diphtérie.  Il avait une petite sœur de 6 mois, Béatrice, née le 18 janvier de la même année.

À l'automne de 1918, Wilfrid partit vers l'Ontario pour aller travailler dans les chantiers.  La première guerre mondiale vient de se terminer et les soldats de retour au pays transportent avec eux un virus qui fera des millions de morts, la grippe espagnole.  Les Cyr ne furent pas épargnés.  Wilfrid en est atteint et doit quitter le train qui le mènerait à son travail.  Il débarque à Smooth Rock Falls, en Ontario.  Il y trouve la mort trois jours plus tard.

Irma, enceinte à ce moment-là, donnera naissance à une deuxième fille, Gilberte, le 4 février 1919.  Wilfrid n'avait vécu que 27 ans, ne laissant aucune descendance directe.  C'est par sa fille Béatrice qu'on lui connaît des petits-enfants.

Les enfants :


Benoit et Gilberte

1.  Benoît, né en 1915 à Chicoutimi, décédé en 1917 à Chicoutimi.
2.  Béatrice, née en 1917 à Chicoutimi.
3.  Gilberte, née en 1919 à Chicoutimi, décédée en 1922 à Chicoutimi.

Source : Béatrice Cyr



Merci à Doris Long, l'auteur des textes biographiques de cette page (de Guillaume à Wilfrid), pour m'avoir gentiment donner la permission de les reproduire.

 -- Les Cyr, page1 -- Chez Noella -- Philip Long, en bref --

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