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Il
y eut d'abord.....
Lorsque nous étions enfants, notre père nous racontait que l'ancêtre Reid, que l'on croyait anglais ou écossais, avait 'sauté' du bateau qui l'amenait au Canada et qu'il avait nagé jusqu'à la rive...Quelle rive? On ne savait pas... Était-il déserteur et si oui de quelle guerre?.. À quelle époque avait-il vécu?
Papa nous parlait aussi d'un changement de noms.. Notre ancêtre se serait appelé 'Wosley' ou quelque chose du genre (comme on verra, c'était Mosly). D'après tante Jeanne, il aurait pris le nom de sa mère, une Reid. On laissait aller notre imagination sur les raisons pour lesquelles il aurait changé son nom et bien sûr, l'idée de la désertion revenait souvent.. On sait maintenant qu'il a vécu durant le temps des guerres napoléoniennes et qu'en étudiant les faits historiques, on constate que c'était aussi l'époque de la 'presse des matelots', cette pratique très critiquée de la Marine anglaise d'embarquer de force des hommes, parfois très jeunes, afin d'augmenter son équipage. Comme plusieurs désertions en résultèrent, notre ancêtre aurait lui-même pu être victime de ce système, mais ça semble maintenant très peu probable.
Munie de cette petite légende énigmatique et de quelques faits sur les générations plus récentes, je me suis mise à la recherche de mon ancêtre Reid, le premier à s'établir en terre québécoise.
Ce qui suit est tout simplement une tranche de la vie de nos ancêtres à travers les actes religieux, notariés ou autres que j'ai pu trouver dans les archives, en déroulant les microfilms etc.. D'autres faits seront ajoutés au fur et à mesure de mes découvertes ou des vôtres, si vous voulez participez..
Mon courriel: noella@fungold.com
John Mosly dit Reid, mon ancêtre
John Mosly dit Reid est né en Angleterre* durant les années 1780. Il était le fils de Joseph Mosly et Anna Reid. Il vint sans doute au Canada comme milicien de la guerre de 1812. Sur une liste de vétérans de cette guerre auxquels on aurait octroyé des scrips, des terres ou autres compensations, on retrouve le nom de John Reid, sergent du 5 ième bataillon et cultivateur de Kingsey.. Je n'ai rien d'autre qui soit relatif à cette demande, ni le nom du régiment, ni l'année de la demande.. Je sais que mon ancêtre, John Reid, était effectivement cultivateur, à Kingsey, à partir du milieu des années 1820, jusqu'à son décès, survenu en 1866. Les recensements de Kingsey de 1831 et 1861, de même que les registres des églises catholiques et protestantes, du début de Kingsey jusqu'aux années 1875, ne font mention d'aucun autre John Reid ..Des choses intéressantes pourraient se trouver sur les papiers d'enrôlement et/ou de congé du sergent John Reid.. J'espère trouver le nom de son régiment et qui sait, peut-etre même son lieu d'origine, en Angleterre. Mes recherches se poursuivent sur ce sujet...
Remarque: Notre ancêtre n'aurait sans doute pas pu faire une demande de terre en qualité de vétéran, s'il avait été déserteur..???
* d'après son acte de mariage et tel qu'indiqué au recensement de Kingsey de 1861. Dans le recensement de Brompton de 1891, il est aussi inscrit que le père de Louis Reid (notre ancêtre, John) était né en Angleterre.
Contrat de mariage .
Le 5 septembre 1820, John Mosle dit Reid, fils de Joseph Mosly et Anna Reed, se retrouve chez le notaire J-Emmanuel Dumoulin, à Trois-Rivières, avec sa future épouse, Magdeleine Bourbeault dite Verville, fille d'Antoine et Josephte Viens. Un contrat de mariage y est rédigé, en présence de Joseph Bourbeault Verville, frère de Magdeleine et Ambroise David dit Lacourse, ami de l'époux. Voir ce contrat. À noter que l'ancêtre signe içi, John Mosle Reid (Reed).
(ANQ de Trois-Rivières, greffe du notaire J-Emmanuel Dumoulin)
Bail à ferme .
Ce même jour de septembre 1820, le notaire Dumoulin dresse un contrat de 'bail à ferme' entre Ambroise David Lacourse, le bailleur, et John Mosly dit Reid, le preneur. La terre cédée est située à Bécancour et contient un arpent de front sur un demi arpent de profondeur. Il ne s'y trouve aucun bâtiment. Le bail est pour une durée de 9 ans et le preneur s'engage à entretenir les chemins, faire les clôtures etc... Je ne sais pas si nos ancêtres y ont construit une maison et s'ils l'ont habitée, mais si oui, ce ne fut que pour un court temps car c'est à Kingsey que leurs enfants ont grandi.
Sur le contrat, l'ancêtre signe John Reid (ou Reed)
(ANQ de Trois-Rivières, greffe du notaire J-Emmanuel Dumoulin)
Mariage à l'église .
C'est à Bécancour que John Mosly (Reid) et Magdeleine Bourbeau Verville unissent leurs destinées, le 20 septembre 1820, à l'église-même où le père de l'épouse, Antoine Bourbeau dit Verville, avait été bedeau pendant plusieurs années. L'acte de mariage nous reconfirme que John Mosly, qui dit avoir 31 ans, (son nom dit 'Reid' n'est pas mentionné) est le fils de Joseph 'Mauzley' et Anna Read. Il dit être natif d'Angleterre et résidant de Bécancour depuis quelques années déjà. Le curé inscrit Jean Mauzley comme nom de l'époux et c'est ainsi que notre ancêtre signe l'acte. En l'espace de quelques jours et sur des documents variés, il aura signé John Mosle Reid, John Reid et Jean Mauzley.
Fait à noter: le nom du père de John est inscrit "Joseph Mosly (Mauzley)" au contrat, comme à l'acte de mariage. On a vu plus haut que, selon la tradition orale, notre ancêtre avait pris le nom de sa mère.. les documents qui précèdent n'excluent certainement pas cette possibilité.
(registres de Bécancour, LDS film #1031880)
Sépulture de Madeleine Verville.
Le texte de l'acte: Le 24 juillet 1827, par moi prêtre soussigné, ont été suppléées les cérémonies d'inhumation du corps de Magdeleine Verville, décédée le 19 de ce mois, âgée de 40 ans, à Kingsey, déposée dans la fosse du cimetière de Drummondville, le 21 de ce mois, en présence de Joseph Smith, soussigné et de Jacques Boili(?) qui a déclaré ne savoir écrire. Présents aux cérémonies de l'inhumation, le même Joseph Smith soussigné et le même Jacques Boili qui n'a su écrire....
Note: Dans la marge c'est écrit Magdeleine Verville, épouse de John Reed
(LDS film # 1031803, registres de St-Frédéric de Drummondville)
Magdeleine Bourbeau Verville était née à Bécancour, le 30 décembre 1787. De son union avec John Mosly Reid, elle aura eu 4 enfants, Marie-Geneviève (n. 1821), Marguerite (n. 1822), Louis (n. 1823), Marie-Josephe (n. 1825-1826?). Je crois aussi très possible qu'elle soit la mère de Joseph Mosly Reid dont on a pu retrouver le baptême.
Pour en savoir plus sur les ancetres de Madeleine Verville, cliquez
Recensement de Kingsey de 1831 .
D'après ce recensement, John Reid, cultivateur, occupe une terre, dans le rang no. 6 de Kingsey. Il est inscrit qu'il n'est pas propriétaire des 'biens fonds'. Sa famille comprend alors 8 personnes. La terre mentionnée est sans doute celle située sur le lot 16 du rang 6, qu'il occupera jusqu'à son décès en 1866. On verra plus bas que notre ancêtre s'est débattu pour garder cette terre que son fils, Louis, finira de payer en 1869
Terre Contestée .
Nous revoici à Kingsey, le 11 février 1836, chez le notaire J-B Vincent, où une dispute opposant John Reid et Edmund Longmore, va bon train... On demande à notre ancêtre de quitter, sans délai, le lot de terre qu'il habite depuis des années, i.e. le lot 16 du rang 6, à Kingsey. Longmore dit qu'il en est le propriétaire légal car c'était l'une des terres que son père, George Longmore, avait reçues du Roi George III, en 1803, et qu'en tant qu'héritier, il y a droit.... John Reid conteste en disant qu'il ne laissera certainement pas le lot sans être payé pour son labeur ou qu'il achètera le lot au prix établi par la loi..
(ANQ de Trois-Rivières, greffe du notaire J-B. Vincent)
Note: On a parfois dit qu'au début de la colonisation des Cantons de l'Est, des terres avaient été distribuées à des gens qui ne semblaient y porter aucun intérêt, ne les habitant pas et n'y faisant aucun travail, pour ensuite revenir des années plus tard, en brandissant un papier qui prouvait qu'ils en étaient propriétaires etc... Il semble que, dans plusieurs cas, les habitants n'avaient pu établir si la terre qu'ils voulaient occuper avait ou non déjà été concédée (?!)... Dans le cas de notre ancêtre, je ne pourrais affirmer dans quelles circonstances il avait occupé la terre içi en question et qui était vraiment en faute dans cette histoire..
Voici sur le même sujet quelques extraits du livre d'Ivanhoe Caron, La Colinisation de la Province de Québec, Les Cantons de l'Est (1791-1815), Québec 1827
"Pendant l'administration de Milnes, nous allons assister à une distribution extravagante du domaine de la couronne. De 1800 à 1815, les memebres du Conseil, avec l'approbation du chef du gouvernement, vont donner gratuitement et à tout venant des milliers d'acres de terre, et pendant de longues années on aura à subir les tristes conséquences de cette politique imprévoyante. Ces immenses étendues de terre resteront abandonnées et sans culture; on en viendra même à ne plus connaître leurs véritables propriétaires......." p. 164"........On s'était engagé à donner des titres légaux à tous ceux qui viendraient s'établir sur les teres de la couronne et en entreprendraient le défrichement. Attirés par les offres alléchantes qu'on leur faisait, les colons affluèrent de tous côtés; plusieurs se mirent à l'ouvrage et firent des travaux considérables`mais ne pouvant obtenir des titres légaux, ils renoncèrent à s'établir sur des terrains dont ils pouvaient être dépossédés à chaque instant. D'autres, plus tenaces, restèrent sur place et résolurent de faire valoir la légitimité de leurs réclamations....." p. 165
"......Les fonctionnaires publics qui reçurent des octrois de terre dans cette partie de la province étaient.. (une liste s'ensuit).. et le docteur Georges Langmore, médecin de la garnison à Québec, qui eut des lettres patentes pour le quart du canton (11,478 acres) de Kingsey, le 7 juin 1803.... " p. 170
".......La belle étendue de terrain qu'on appela plus tard les Bois-Francs, et qui est renfermé aujourd'hui dans les limites des comtés de Mégantic, de Drummond et d'Arthabaska, était donc concédée par lettres patentes, dès l'année 1804. Malheureusement, pas un seul des chefs de cantons que nous avons rencontrés dans la liste ci-dessus, ne s'occupa de placer des colons dans cete région qui devait resté fermé à la colonisation pendant de longues années........." p. 171
Extraits du livre de Maurice O'Bready, Histoire de Wotton, 1949
`".....Les propriétaires de grands domaines dans les Townships vendaient leurs lots à un prix exorbitant; ....." ".... Les colons se méfiaient de l'attribution des terres en roture libre (free and common socage); ils s'exposaient, à cause de l'inaccessiilité des cadastres, à occuper un lot de la Couronne ou du clergé protestant et à s'en faire déloger apres deux ou trois ans de défrichement..... " p.15
"..... M. Jutras de Somerset, paya sa terre 4 fois... " p.20Vente de terre à J-Bapt. Dubois dit Lafrance .
Le 4 mai 1840, John Reid vend à Jean-Baptiste Dubois dit Lafrance, le quart SSE du lot no 16 (lot qu'il dit lui appartenir depuis 14 ans),
dans le rang 16, de Kingsey. Il vend ce quart de lot (comprenant 3 arpents de terre en culture) pour la somme de 10 livres.
Est-ce une terre que John Reid avait reçu comme récompense pour ses services militaires ?????
(ANQ de Trois-Rivieres, greffe du notaire J-B. Vincent)
Confirmation de l'ancêtre et ses enfants
En septembre 1842, l'ancêtre John Mosly dit Reid (inscrit comme tel), alors agé de 61 ans, est confirmé avec ses enfants
Marguerite, 19 ans---LOUIS, 18 ans---M-Josephte, 17 ans---Joseph, 13 ans--- Monseigneur Joseph Signay, évêque de Québec,
préside à cet évènement. Geneviève, l'aînée des enfants Mosly Reid, avait été confirmée à Kingsey, en 1836, lorsqu'elle avait 15 ans.
Vente de terres à Antoine Pratte
Le 3 juin 1846, John Reid vend les lots de terre no 21 et 22, du septième rang de Kingsey, à Antoine Pratte. Ces lots sont d'une superficie de 200 acres chacun. Il lui vend aussi le lot no 28 (?) du même rang, ce dernier d'une superficie de 100 acres. Il vend le tout pour la somme de 222 livres et 18 chelins.
(ANQ de Trois-Rivières, greffe du notaire J-B. Vincent)
Vente d'une terre à Charles Richard
Le même jour de juin 1846, notre ancêtre vend à Charles Richard, père, et pour la somme de 105 livres, une terre (un arpent) 'contenu' dans le lot no 12, du sizième rang de Kingsey.
(ANQ de Trois-Rivières, greffe du notaire J-B. Vincent)
Cession d'une terre à Thomas Robidas
Le 21 décembre 1857, John Reid cède à Thomas Robidas, du Townshisp de Wotton, le lot de terre no 6, du douzième rang de ce township.. Thomas Robidas occupait cette terre depuis janvier 1853.
Note: Il s'agit sans doute de Thomas Robidas, beau-frère de Louis Reid
(ANQ de Trois-Rivières, greffe du notaire J-B. Vincent)
Donation entre vifs de John Reid à Louis Reid, son fils
C'était la coutume chez nos ancêtres de laisser leurs terres (ferme et tout) à l'un de leurs enfants, en échange duquel ce dernier prendrait soin de ses parents jusqu'à leur décès. Dans le cas de notre ancêtre, c'est à son fils ainé, Louis, que la tâche revient. le 15 décembre 1858, John Reid lui cède donc les 3/8 du lot 16, situé dans le rang 6 de Kingsey. La terre comprend 75 acres, dont 30 sous cultivation et 45 en 'bois de bout'. On apprend par ce contrat que les voisins des Reid sont Joseph Duplessis et Baptiste Pâquin qui possédent des terres sur le même lot. Pour venir prendre la relève à Kingsey, Louis Reid doit quitter sa terre de Wotton avec sa famille. Il n'hérite pas seulement de la ferme de son père mais aussi de ses dettes et on verra qu'il n'arrivera à les acquitter que bien plus tard, alors qu'il aura quitté cette terre de Kingsey. Voir le texte de ce contrat
(ANQ de Trois-Rivières, greffe du notaire J-B. Vincent)
Recensement de Kingsey 1861
John Reid, veuf de 80 ans, est inscrit au recensement comme étant le voisin de son fils Louis (lot 16, rang 6). Il est dit cultivateur, natif d'Angleterre et catholique. Il habite une maison avec sa fille Marguerite, célibataire de 38 ans et Madeleine Béchard, une fille de 9 ans..
Voir la description de la portion de terre du lot 16 du rang 6 , appartenant à Lewis Reed, au recensement agriculturel de Kingsey de 1861 (LDS film #517374)
Déces de John Reid
Le texte de l'acte: Le 18 aout 1866, nous prêtre soussigné, avons inhumé dans le cimetière de cette paroisse (Kingsey), le corps de John Reed, décédé l'avant veille à l'âge d'à peu près 83 ans, époux de feue Magdeleine Verville, de cette paroisse. Présents à la sépulture, Olivier Thibodeau et Michael Long(?) qui n'ont pu signer... Le prêtre, Jos. Désaulniers
(Sépulture: LDS film # 1289959, registres de St-Félix-de-Kingsey)
Quand donc est né John Mosly Reid?.
Il avait 31 ans en 1820, donc né en 1789 (mariage)
Il avait 61 ans en 1842, donc né en 1781 (confirmation)
Il avait 80 ans en 1861, donc né en 1781 (recensement)
Il avait environ 83 ans en 1866, donc né vers 1783 (décès)
Il donnait peut-etre toujours le bon âge mais comme il devait sans doute avoir un accent, on a parfois pu mal le comprendre.. On remarquera que l'àge est le même à 2 occasions, et qu'à son décès, quelqu'un d'autre donne son âge approximatif..
Note:D'autres détails relatifs à la terre qu'occupait John Reid (lot 16 du rang 6) se trouvent dans les notes de la 2ieme génération
Enfants de la 1ere génération Enfant de John Mosly Reid et Madeleine Bourbeau dite Verville
(mariés à Bécancour, le 20 sept. 1820)
Elle est née à Bécancour, le 30 juin 1821 et à été baptisée le même jour, sous le nom de Marie-Geneviève Mauzlay. Au registre, on la dit fille de Jean Mauzley, cultivateur, et de Madeleine Bourbeau dite Verville. Le parrain a été Paul Héon et la marraine, Geneviève Verville (registres de Bécancour, LDS film #1031880)
C'est à St-Félix-de-Kingsey, le 15 février 1847, qu'elle épouse Georges Bisson, veuf de Josephte Leblanc et fils de'Étienne et Marguerite Giroux. Leurs enfants ont été baptisés à Kingsey, Warwick, Somerset et Windsor. Ils ont ensuite émigré au Vermont, dans la région d'Orléans, où leurs nombreux descendants portent souvent les noms de Beso, Beshaw etc.. (Mariage: LDS film # 289959, registres de St-Félix-de-Kingsey)
Elle est née à Bécancour le 15 novembre 1822 et a été baptisée le lendemain, sous le nom de Marguerite Mauzeley. Au registre, on la dit fille de Jean Mauzeley, cultivateur. Le parrain a été Ambroise Lacourse et la marraine, Marguerite Morasse. Au recensement de Kingsey de 1861, Marguerite demeure chez son père et est dite célibataire. (registres de Bécancour, LDS film #1031880)
- *LOUIS (voir la génération suivante ).
Il est né à Bécancour, le 10 novembre 1823 et a été baptisé ce même jour, sous le nom de Louis Mauzeley. Au registre, on le dit fils de Jean Mauzeley, cultivateur, et Madeleine Bourbeau Verville. Le parrain a été Étienne Vasseur et la marraine, Marguerite Bourbeau Verville. (Bapteme: registres de Bécancour, LDS film #1031880)
C'est à St-Norbert d'Arthabaska, le 23 juillet 1845, que Louis épouse Marguerite Robidas, fille de Jean-Baptiste et Ludivine Girardeau. Cette famille demeurera d'abord à Warwick pour quelques temps et à Wotton où plusieurs de leurs enfants naitront. On les retrouvera plus tard à Kingsey où l'ancêtre, John Reid, fera donnation d'une bonne partie de ses biens à Louis, en échange duquel, ce dernier en prendra soin jusqu'à son décès, en 1866.
(Mariage: Registres de St-Norbert d'Arthabaska, LDS film #1527041)Le baptême de Marie-Josephe Mosly Reid, fille de John et Madeleine Bourbeau Verville, n'a pas été retrouvé, mais il se situe vers 1825-1826. C'est à Kingsey qu'elle décède, le 8 sept. 1851, à l'âge de 25 ans. (Sépultures: Registres de St-Félix de Kingsey, LDS film #1289959)
En 1845, Marie-Josephe épouse Jean Bisson, fils d'Étienne et Marguerite Giroux (bans publiés en mai 1845, à Kingsey (LDS film # 1289960)). Entre 1845 et 1850, 4 filles naissent de cette union. Trois sont baptisées à Somerset tandis que la dernière nait à St-Félix de Kingsey. C'est là que Marie-Josephe Reid rendra l'âme quelques mois plus tard. C'est là aussi que son veuf, Jean Bisson, épousera Mathilde Ener, le 20 février 1852. Les registres de St-Georges-de-Windsor renferment plusieurs actes de baptêmes, mariages et sépultures relatifs au couple Bisson/Éner.
À noter: bien que Marie-Josephe Reid soit décédée jeune, elle a quand même laissé une très nombreuse descendance. En effet, sa fille, M-Philomène dite Phoebe, épouse de John Corrow, a eu pas moins de 15 enfants, tous nés dans la région d'Orléans, au Vermont.
- JOSEPH.
Le bapteme de Joseph Mosly dit Reid n'a pas été retrouvé. On sait qu'il était le fils de John Mosly dit Reid et le frère des enfants ci haut-mentionnés. À sa confirmation, en 1842, il avait 13 ans. Il serait donc né en 1828 ou 1829. Comme Madeleine Bourbeau Verville est décédée en juillet 1827, elle ne pourrait être la mère de Joseph, à moins qu'il y ait erreur d'àge à la confirmation. Comme ces erreurs sont très fréquentes dans les recensements et les confirmations, on ne peut exclure la possibilité que Joseph soit le fils de Madeleine, ce que je crois.. Je poursuis mes recherches...Enfant de John Mosly Reid et Josephte Bourbeault
(mariage non retrouvé, serait-ce une union non légitimée?)
Moyse Massilé, fils de Jean Massilé (Mosly) et de Josephte Bourbeault, du township de Kingsey, est né à Kingsey, le 22 mai 1831, et a été baptisé à Drummondville, le 9 novembre 1831. Le parrain a été Pierre Marcotte et la marraine, Marie Peltier.
Note: Je ne crois pas que mon ancêtre, John Mosly Reid, épousa Josephte Bourbeau car à son décès, c'est écrit sur l'acte qu'il est veuf de Madeleine Verville.. Qui était Josephte Bourbeau? La cousine, la soeur de Madeleine Bourbeau Verville?? Aurait-il été possible, avec les lois du temps, d'épouser la soeur de son épouse décédée??? (LDS film # 1031803, registres de St-Frédéric de Drummondville)
Moyse Mosly-Reid a épousé Christine Gervais, à l'église Free Will Baptism, de Melbourne, dans les Cantons de l'Est. (source: répertoire des mariages protestants du district judiciaire de St-François). De cette union sont nés:
Moyse, n/ le 21 nov. 1854, à Kingsey, Charles Néré (Henry), né en 1857, à Kingsey, John, né en 1859 ou 1860, M-Josephe, née le 6 août 1861, à Kingsey, Joseph, né le 19 août 1864, à Kingsey, M-Geneviève (M-Jane), née le 4 février 1867, à Kingsey, M-Margaret, née vers 1870, George Ezra, né vers 1872 et Mary Lucinda, née ver 1876
Cette famille est inscrite aux recensements d'Ulverton (Cantons de l'Est) de 1871, 1881, et 1901. Moyse reid dit alors être de religion congrétionnaliste. Il s'est donc marié dans une église protestante, a fait baptisé la majorité de ses enfants dans la foi catholique (peut-être tous). quand est-il devenu congrégationnaliste? Il est intéressant de voir que sur l'acte de baptême de l'une de leurs filles, à Kingesy, le prêtre a écrit qu'elle était l'enfant des "très négligents" Moise Reid et Christine Gervais et cela parce qu'ils avaient attendu quelques mois avant de la faire baptiser.
Sources: Registres de St-frédéric de Drummondville, FHL 1031803.-- Registres paroissiaux (1842-1870), St-Félix de Kingsey, FHL 1289959 -- Recensement de St-Félix de Kingsey de 1861 -- Recensement d'Ulverton 1881, NA Canada film C-13197, page 18 -- Recensement de 1901 de Durham Township (Ulverton), Drummond et Arthabaska, dist 153, page 3, film T-6520, RG31, Stat. Canada.
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