ALCIDE REID ET ANNIE ARSENEAULT
Mariés le 2 octobre 1917, à Kénogami


Dévoilement de la plaque du Parc J.-Alcide-Reid, 9/1999.
De gauche à droite, M. Robert Lavoie, Mlle. M-Jeanne Reid,
fille d'Alcide Reid, et le maire de Jonquière, M. Marcel Martel
(photo: collection de Noella Reid)

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  Alcide Reid, maire du village de Kénogami,  Annie Arseneault, 
et leur premier-né Jean-Paul, en 1919
(Photo: collection de Noella Reid)
 
 
Alcide Reid, Annie Arseneault,
et leur fils, J-Paul, en 1946
(collection de N. Reid)


  Jeanne Thériault (1866-1924),
mère d'Annie Arseneault.
(Collection de N. Reid)

Notes biographiques sur mon grand-père,  Alcide Reid
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Né à Bromptonville, le 30 septembre 1883, Alcide Reid, fils de Louis  et Belzorée Morisset(te), est l’aîné d’une famille de 12 enfants. Il a 8 ans lorsque sa famille décide de s’établir à East-Angus. C'est donc sur les bords de la rivière Saint-François, dans une région des Cantons l'Est (Estrie) dominée par l'industrie du bois et du papier, qu'Alcide passera son enfance et son adolescence.

Sa Vie professionnelle

Après avoir terminé ses études commerciales au Collège de Sherbrooke, Alcide Reid, voulant se perfectionner dans les nouvelles machines à papier, se dirige chez nos voisins du sud et y obtient un diplôme d’I.C.S pour dessin mécanique.  En 1909, la compagnie Bagley & Sewall de Watertown, N.Y., l’engage comme aviseur technique pour la mise en opération de nouvelles machines à Greenhith, Kent, en Angleterre1.

À son retour au Canada, en 1910,  Alcide Reid s'établit dans  la région du Saguenay, où la compagnie Jonquière Pulp Limitee, appartenant à William Price,  lui offre le poste d’assistant surintendant des machines à papier1.

L’année suivante, F.-W. Bird & Son, compagnie de Pont-Rouge, près de Québec, l’engage comme surintendant à son moulin à papier. Des problèmes de santé l’empêchant de poursuivre ce travail, Alcide Reid retourne au Saguenay en 1913  et  devient agent d’immeubles.1 

Cette même année voit l’érection, à Jonquière, d’une Cour des commissaires, petite Cour de  créances dont les montants en jeu ne peuvent dépasser 39$. Alcide Reid se voit confier la tâche de greffier (le premier) de cette Cour en matières civiles2.

Entre 1913-1917,  Alcide Reid devient secrétaire-trésorier du village de Kénogami, qui vient à peine de naître,  et secrétaire de la Commission Scolaire. Le 8 janvier 1919, il  est élu maire de Kénogaminote1. C’est pendant son mandat que l’on  procède à la numérotation des maisons du village (mars 1919) et que le chemin public prend le nom de rue Ste-Famille. Alcide Reid  est  l’instigateur de la reconnaissance du statut de ville pour Kénogami qui obtiendra sa charte en 1920. C’est encore pendant son mandat que se dessinent les plans pour bâtir l’hôtel de ville et que le couvent Ste-Famille est construit. A l’été 1920, un système d’autobus est organisé entre Jonquière et Kénogami (15 cents l'allée et 25 cents l'allée-retour). Alcide Reid assiste à la construction du réseau hydro-électrique de Price sur la rivière Shipshaw dont le barrage de retenu sera complété au printemps 1921.3

Le 28 oct 1920, Alcide Reid remet sa lettre de démission à la mairie de Kénogami. Le conseil municipal refuse, le priant de continuer  à remplir ses fonctions de maire,  puis,  le 2 novembre 1920,  sa  lettre étant accepté, le conseil  lui offre ses remerciements pour le travail qu’il a fait durant son terme de maire5

Dans les années 20, mon grand-père sera inscrit dans les annuaires de Kénogami, tantôt comme marchand, tantôt comme restaurateur. En 1929, il retourne travailler au moulin Price, mais comme nous sommes à l'époque  de la  crise économique, le travail n’est pas régulier. Les temps sont durs pour tous. Alcide  restera chez Price jusqu’à sa retraite, en 1948. 

Vie familiale

En 1910, Alcide Reid vient à peine de s'établir à Jonquière lorsqu'il rencontre sa future épouse, Laura Lessard.  Native de St-Gédéon, Laura est la fille de Donat Lessard  et Louise Jean.  Le mariage a  lieu le 22 novembre, à St-Dominique de Jonquière.

Devenu veuf de Laura après seulement quelques années d'une union qui fut sans postériré,  Alcide  Reid conservera  des liens d'amitié avec sa belle-famille. Mon père, Jean-Paul Reid, né du second mariage d’Alcide, considérait les Lessard et leur conjoint(e)s  comme ses oncles et ses tantes.

En 1917, Alcide rencontre ma grand-mère, Annie Arseneault. Née aux Iles-de-la-Madeleine, Annie et sa famille ont été parmi les premiers acadiens à venir s'établir à Kénogami. Elle y travaille comme serveuse de table au  Staff House de la compagnie Price Brothers. Selon la tradition orale, mes grands-parents se sont épousés six mois seulement après leur rencontre, le 2 octobre 1917, à Kénogami. C'est là qu'ils éliront domicile et  que naîtront leurs douze enfants.

L'année 1932 est une année bien remplie chez les Reid. Petit à petit l'économie de la région s'améliorant, le travail chez Price est maintenant régulier. Alcide devient propriétaire d'une maison sur la rue St-Louis, maison qui restera le port d'attache des Reid jusqu'à ce jour et qui appartient maintenant à M-Jeanne Reid, fille d'Alcide. C'est en 1936 que naîtra Louisette,  le dernier enfant d'Alcide Reid et Annie Arseneault.

J'étais bien jeune quand mon grand-père est décédé et j'ai toujours regretté de ne pas l'avoir mieux connu. J'en ai quand même gardé de très bons souvenirs. Il était un homme honnête, généreux, intègre. Il a vécu pleinement sa vie et a influencé celle de plusieurs. Il avait 73 ans et 10 mois lorsqu'il est décédé, le 12 août 1957, à l'hôpital de Jonquière. Les obsèques eurent lieu le 15 août, à l'église Ste-Cécile de Kénogami.  Voici ce qu'en ont dit les journaux de l'époque:

«Kénogami vient de perdre un des ses éminents citoyens en la personne de Alcide-J. Reid... »

«Plusieurs centaines de citoyens de Kénogami, parents et amis, ont rendu un dernier hommage à M. A.-J.Reid....» (une liste de personnes bien connues de la région est donnée) 4

Et encore.... «C'est au son des hymnes religieuses magnifiquement interprétées par une chorale formée de plusieurs neveux et parents du défunt que le service s'est déroulé. La messe, tout d'abord dite par le R.P. Ernest-Marie, capucin, (Gérard Reid), neveu du défunt, était des plus solennelles étant célébrée diacre, sous-diacre. ..»

«...À l'issue de la cérémonie, un long cortège est allé reconduire la dépouille mortelle d'un homme admiré de tous ses concitoyens, au cimetière de la paroisse Ste-Cécile où il reposera pour toujours.»



Le 28 avril 1997 -- La ville de Jonqui'ere adopte la résolution de rebaptiser le parc de la polyvalente de Kénogami par le nom "Parc J.-Alcide-Reid", en l'honneur d'un des premiers bâtisseurs et maires de Kénogami, J. Alcide Reid.

Le 13 septembre 1999 -- Dévoilement de la plaque du Parc J.-Alcide Reid, à l'Hôtel de ville de Jonquière.


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Des descendants d'Alcide Reid et Annie Arseneault s'étaient rassemblés à Jonquière, en
septembre 1999, lors du dévoilement de la plaque du parc J.-Alcide Reid. Ils sont ici
 photographiés en présence du maire de Jonquière, M. Marcel Martel, et de quelques amis de
 la famille. (Photo: collection de Noella Reid)

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 Kénogami en 2003
 
Photo: ©Noella Reid

De village à secteur

• Le 12 août 1912:  Érection municipale du village de Kénogami
Le 14 février 1920 : Incorporation de la ville de Kénogami.
1975: Kénogami, Arvida et Jonquière se fusionnent en une seule ville nommée Jonquière. Kénogami devient un secteur de Jonquière.
Le 18 février 2002: Regroupements de plusieurs villes du Saguenay dont Jonquière, Chicoutimi, La Baie, Laterrière, en une ville à laquelle on donne le nom de Saguenay. Les anciennes villes sont maintenant des arrondissements de Saguenay.
Le secteur Kénogami est dans l'arondissement Jonquière



Note 1:  Quelques documents mentionnent qu'il s'agissait d'un second terme et qu'il aurait été maire à partir de 1918.  Dans un cas, un ? est inscrit  pour l'année d'échéance du mandat de son prédécesseur, le docteur E.F. Fluhmann.

RÉFÉRENCES
:

(1) Girard, Fernand et D'Auteuil, Gaston,  Les Artisans d'un beau royaume Publicité Gidan Enr., Jonquière, 1954
(2) Laforge, Christiane et Gauthier, Mona, Notre histoire à petit pas, Almanach Historique du Saguenay-Lac-St-JeanLes Éditions du Gaymont, St-fulgence, 1987, p. 63.
(3) Le journal 'le Quotidien' , 14 sept et 18 sept. 1999
(4) Le journal 'le Réveil', 21 août 1957
(5) Registre des procès verbaux du village de Kénogami
(1919-1920), notes de Philippe Reid, 3 sept. 1999
(6) Correspondence personnelle

Je remercie M-Jeanne, Philippe et Pierre Reid pour avoir bien voulu partager  leurs photos et articles concernant mon grand-père Alcide Reid

Les enfants d'Alcide Reid et Annie Arseneault

fants 
Leurs Époux/se
Leurs enfants
Jean-Paul
Lucienne Thibeault 
Danielle, Noëlla, Richard, Claire, Doris, Denise, Marianne 
Julienne
Flavien Gauvreau 
Lise, Jacqueline, Jean, Suzanne, Hélène, Guy (représentant du PAM Programme Alimentaire Mondial des Nations Unies)
Marie-Jeanne
célibataire
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Florence
décédée en bas âge
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Louis
Georgette Tremblay 
Pierre, Andre, Louise, Françoise, Chantale, Jean-Louis, Jacques 
Roland
Corrine Vigneault 
Claude, Marlene, Michèle, Serge
Ernest
Hélène Veilleux 
Allan, Steven, Dany 
Philippe
Majella Lavoie 
Gaston, Mona, Jean-Pierre 
Denise
Charles Beaulieu 
Hélène, Bernard, Isabelle, François 
Gisèle
Rodolphe Côté 
Sylvie, Denis, Pierre, Stéphane, Marie-Christine 
Charles A
Denise Dufour 
Marie-Josée, Michaël. 
Louisette
Religieuse CSSC
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Une descendante d'Alcide Reid
au parc qui porte maintenant son nom

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